8-p Arrive la piste 6, Circle, et là c'est le drame (NB : il faut cependant préciser que les précédents albums des 9 masqués avaient également la fâcheuse tendance de s'essouffler à partir de la 2ème moitié)... Corey sort sa gratte acoustique et nous sert une ballade et alors on regarde à nouveau la pochette du cd : OUI il s'agit bel et bien du dernier Slipknot. Le groupe développerait une seconde personnalité ? S'ils cherchent à surprendre l'auditeur, c'est réussi, mais on garde une sensation amère, l'impression de se faire arnaquer : Slipknot, le groupe de néo-métal violent ultime en train de virer sa cutie ? Le reste de l'album sonne néo-métal, plutôt plat (The Nameless avec des ch½urs gnan gnan dans le refrain...), agrémenté de quelques passages un peu plus bourrins et d'une 2nde ballade acoustique (joueront-ils ce morceau en live ? Corey enlèvera-t-il son masque pour le chanter ? Est-ce Shawn le Clown qui jouera du violon ?). Parlons en justement : les percussions et le DJ paraissent absent du disque, on a beau tendre l'oreille, quelques scratches par-ci par-là (sur The Nameless notamment). Il n'y a réellement que Joey Jordison qui tire son épingle du jeu, ses parties batterie sont toutes excellentes et on retiendra surtout les breaks sur The Blister Exists qui défrisent bien. L'avant dernier morceau consiste en un brouhaha mid-tempo et pour finir en beauté Corey chante seul sur 3 notes de synthés...
Au total pour le fan de base à la recherche de sensations fortes, il ne reste à la fin que 9 titres un peu burnés. Slipknot se fait vieux (c'est normalement leur dernier album d'après tout ce que les membres ont déclarer dans diverses interviews) et a décidé de lever le pied. Ils ont apparemment choisi de compenser cela en changeant pour des masques + moches (effrayants ?) qu'avant.
Qu'a voulu faire le groupe avec cet album, voilà un grand mystère, il n'y a ici aucun logique apparente... il faudra guetter une leurs interviews pour peut-être y trouver une réponse. Un album tout en paradoxe, à l'image du groupe, mais qui mérite cependant d'être écouté, au moins pour comprendre le sens du mot ovni
GrumLee
Voilà certainement l'album le plus attendu de l'année, en effet Slipknot a réalisé une promo énorme pour ce second opus ; leur discours anti-star system n'est apparemment pas anti-dollars. Mais bon, passons sur ce sujet qui fait couler beaucoup d'encre et écoutons piste par piste la bête à 9 têtes venue de l'Iowa.
Le CD démarre sur une intro de 1 minute où Corey pousse des cris de haine, de souffrance, en tout cas on sent qu'il n'est pas content. La seconde piste arrive et là on reconnait bien le style Slipknot, hurlements, samples et refrain basique que l'on retiendra facilement, "people = shit, people = shit ..."; Slipknot n'est pas connu pour ses paroles très recherchées... Mais force est de constater que malgré toutes mes appréhensions le cocktail (molotov, est-il besoin de le préciser) slipknotien accroche encore.
La troisième piste est tout aussi violente, toujours un refrain scandé à la manière d'un marteau piqueur, Corey fait ici de gros efforts de chant très appréciables au milieu de ce chaos musical, les guitares ont de plus en plus de ressemblances avec des riffs grindcore et cela se retrouve tout au long de l'album. Les samples sont beaucoup moins mis en avant par rapport au précédent album et cela fait perdre à Slipknot son originalité, mais dés My Plague (4ème méfait de l'album) on retrouve de quoi nous réjouir, des ch½urs clairs et aériens mêlés aux hardcore de Corey font de ce morceau une veritable perle.
Evrything end (5ème piste) reste très classique, et même si cela reste du Slipknot pur jus cette piste passera vite aux oubliettes. Le morceau suivant, The heretic anthem, déjà entendu sur le net est lui d'un fort beau gabarit et nous fera agréablement secouer la tête d'avant en arrière et hurler "If you're 555 I'm 666". Gently un morceau de près de 5 minutes surprend également par son rythme plutôt long et relativement calme par rapport au reste de l'album (à noter que ce morceau figurait déjà sur Mate Feed Kill Repeat dans une autre version) ; Left Behind, le morceau suivant ,et également premier single de l'album, reste dans cette petite accalmie en restant du Slipknot 100%.
The shape, qui comme My Plague fait appel aux ch½urs, est un morceau d'exception qui fait de Iowa une cuvée grand cru. I am hated est l'une des rares pistes où les samples sont utilisés (tout du moins audibles au milieu du vacarme) et l'on se rend compte du petit plus apporté par le #5. Skin ticket, entre furie et grognements, est certainement l'un des morceaux les plus violents de lowa, et avec 6min41s, Slipknot ne lésine pas sur le labourage de tympans. New abortion, malgré les ch½urs, reste une chanson assez fade et prévisible, dommage. Metabolic, au rythme endiablé, sera estampillée du sigle 100% Slipknot, sans signe particulier mais d'un très bon niveau donc... La surprise vient de Iowa, titre de l'album et également titre de la dernière plage du CD, près de 15 minutes d'une zic atmosphérique qui finit en relative douceur la tempête qu'est Iowa.
En résumé, Slipknot nous délivre un album furieux sans trop de surprise. La quasi disparition des samples est à déplorer mais l'apparition des ch½urs est appréciable. Les déclaration des membres du groupe décrivant Slipknot comme le meilleur groupe de métal du monde sont bien prétentieuses et même si cet album est bon, on ne retrouve pas la petite étincelle qui faisait de Wait & Bleed par exemple, un morceau culte.
Bacteries
Petite intro sur un sample, pour le moment rien de bien spécial, mais dès que l'intro se termine c'est l'apocalypse: un son monstrueux, une avalanche de bruits pour certains, un pur bonheur pour d'autres. Combien de mains a le batteur? Reste-t-il des cordes vocales au chanteurs?
Slipknot impressionne par sa rapidité, pas de répit sur ces 15 pistes. Chaque morceaux est un extrait de violence, mais là ou d'autres vont nous donner une bouillie indigeste de guitare saturée et de grosse caisse, Slipknot rajoute la mélodie qui manquait à ces groupes. Difficile de classer cet album dans un style précis, mélange de Death pour le chant, de hardcore pour la batterie, de néo métal pour les samples et le rythme. Premier album des 9 gars masqué de Des Moines sous la houlette de Ross Robinson (oui encore lui) et première tuerie.
Certes cet albums et à réserver à ceux qui aiment la violence en galette mais peut contenter pas mal de public grâce à son crossover de beaucoup de genres musicaux.
On peut regretter que la qualité des 7-8 premiers morceaux soit supérieure au reste mais cet album reste une bombe àmettre entre toutes les oreilles averties.
1er album, ou plutôt 1ére démo car sortie à 500 exemplaires seulement mais qui permit tout de même de les faire remarquer de Ross Robinson. Si vous voulez écouter cet album cherchez sur le net il se trouve assez facilement.
Bon quand on connait Slipknot on se demande si c'est vraiment eux tellement c'est différent, beaucoup moins violent que leur véritable 1er album; Slipknot joue ici un melting pot d'une bonne dizaine de styles musicaux différents. On passe du groove, au jazz au grindcore dans une seule chansons. Compos d'ailleurs plutôt longues dépassant souvent les 5 minutes, deux chansons vont nous rappeler des souvenirs car Only One et Tattered and Torn sont ici dans leur première version. Mais cela reste assez "bizarre" et l'on se demande comment Ross Robinson à fait pour les rendre tel qu'ils sont maintenant
Un album à écouter pour les fans plus par curiosité que pour la prestations assez déconcertante que nous offre Slipknot ici.
Bacteries
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